Chronométrage course à pied : temps officiel, puces et heure de passage, ce qui relie le chrono aux photos de votre course

Les méthodes de chronométrage reconnues, la différence entre temps officiel et temps réel, l'effet sur la déclaration de la course, les questions à poser au chronométreur, puis l'heure de passage et le classement qui relient le chrono aux photos des coureurs.

Arche d'arrivée gonflable marquée « FINISH » sur une promenade en bord de mer, avec une horloge de course à affichage lumineux posée à côté de la ligne et quelques bénévoles qui préparent l'arrivée
Photo : JThomas / Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

Le chronométrage d'une course à pied repose aujourd'hui le plus souvent sur une puce (transpondeur) fixée au dossard ou à la chaussure, détectée par des tapis ou des antennes au départ, à l'arrivée et aux points intermédiaires. Il produit le temps officiel et le classement de chaque coureur. Il donne aussi l'heure à laquelle chaque coureur est passé à un endroit précis du parcours. C'est cette heure de passage qui relie le chrono aux photos de votre course.

Ce guide s'adresse aux organisateurs de courses sur route et de trails. Il explique les méthodes de chronométrage reconnues, la différence entre temps officiel et temps réel, les questions à poser à votre prestataire, puis ce que le chronométrage apporte aux photos : retrouver ses images par l'heure de passage, et recevoir une photo avec son temps. Paceshot ne chronomètre pas. C'est une boutique en ligne pour les photographes ; le chronométrage reste l'affaire de votre chronométreur.

En bref

  • Les règles techniques de World Athletics reconnaissent trois méthodes de chronométrage : manuel, entièrement automatique (photo d'arrivée) et par transpondeur, cette dernière pour les courses hors stade.
  • Le temps officiel part du coup de pistolet ; le temps entre la ligne de départ et la ligne d'arrivée peut être communiqué au coureur, mais n'est pas officiel. Indiquez dans votre règlement lequel sert au classement.
  • Une épreuve chronométrée avec classement se déclare comme une compétition, pas comme une randonnée : le formulaire n'est pas le même.
  • Les photos portent l'heure de prise de vue de l'appareil. Si cette heure est juste, un coureur qui connaît son heure de passage retrouve ses photos même quand son dossard est illisible.
  • Avec le classement que vous lui transmettez, votre photographe peut proposer une version souvenir : la photo avec le nom du coureur, son temps officiel et son classement.

Comment fonctionne le chronométrage d'une course à pied ?

Les règles techniques de World Athletics, dont la version française est publiée par la Fédération française d'athlétisme, reconnaissent trois méthodes de chronométrage officielles : le chronométrage manuel, le chronométrage entièrement automatique par photographie d'arrivée, et le chronométrage par transpondeur, admis pour les courses qui ne se déroulent pas entièrement dans un stade (route, cross, trail, marche).

Avec un transpondeur, la puce est collée au dos du dossard (puce jetable) ou attachée aux lacets (puce réutilisable, à rendre après l'arrivée). Des tapis posés au sol ou des antennes enregistrent le passage de chaque puce. La règle 19.24 fixe les conditions : aucun équipement ne doit gêner les coureurs, le transpondeur doit être léger, le système doit être déclenché par le pistolet du starter ou synchronisé avec le signal de départ, et le coureur ne doit rien avoir à faire pour que son temps soit enregistré.

Les mêmes règles demandent aux organisateurs de prévoir des systèmes de secours en cas de chronométrage par transpondeur, et recommandent des chronométreurs de réserve et des juges d'arrivée pour départager les arrivées serrées, qu'une puce ne permet pas toujours de trancher. Sur une petite course, cela peut prendre la forme d'un relevé manuel des dossards à l'arrivée, dans l'ordre.

Quatre dalles de tapis de détection posées à plat sur l'asphalte, reliées par des câbles à un boîtier jaune de chronométrage par puce
Tapis de détection et boîtier d'un système de chronométrage par puce, installés sur la chaussée — Photo : Danaq / Wikimedia Commons (CC BY 3.0)

Temps officiel ou temps réel : lequel publier ?

Le temps officiel est le temps écoulé entre le coup de pistolet (ou le signal de départ synchronisé) et le franchissement de la ligne d'arrivée. Le temps écoulé entre le passage de la ligne de départ et celui de la ligne d'arrivée, souvent appelé « temps réel » ou « temps puce », peut être communiqué au coureur, mais il n'est pas considéré comme un temps officiel. Les temps qui ne tombent pas sur une seconde ronde sont arrondis à la seconde supérieure : 2 h 09 min 44,3 s devient 2 h 09 min 45 s.

Sur une course de masse, l'écart compte : un coureur parti du fond du peloton franchit la ligne de départ bien après le coup de pistolet. Les règles techniques prévoient d'ailleurs que, sur les épreuves hors stade à participation de masse, elles ne s'appliquent normalement en intégralité qu'aux coureurs de l'élite ou aux catégories récompensées, et que l'organisateur décrit aux autres participants les règles qui les concernent.

Écrivez dans votre règlement lequel sert au classement et à l'attribution des récompenses, et gardez la même règle dans les résultats publiés.

Chronométrer change aussi la déclaration de votre course

Une épreuve sur la voie publique avec chronométrage, classement ou temps imposé est une compétition. Le ministère des Sports distingue les formulaires : la déclaration d'une compétition sportive sur la voie publique (hors cyclisme) se fait avec le cerfa n° 15824*03, alors que la déclaration d'une randonnée, réservée aux manifestations sans classement, sans chronométrage et sans horaire fixé à l'avance, utilise le cerfa n° 15825*02. Une course nature « sans chrono » et la même course chronométrée ne se déclarent donc pas de la même façon : décidez-le avant de lancer les démarches. Notre article sur le budget d'organisation d'une course à pied rappelle les délais de déclaration et la place du chronométrage parmi les dépenses.

Les questions à poser à votre prestataire de chronométrage

Que vous fassiez appel à une société de chronométrage ou à un club équipé, les mêmes points sont à régler par écrit avant la course :

  1. Le type de puce : jetable, collée au dos du dossard, ou réutilisable, à fixer à la chaussure et à récupérer à l'arrivée. Avec une puce au dos du dossard, prévoyez la commande des dossards en conséquence.
  2. Les points de détection : départ, arrivée et points intermédiaires éventuels. Chaque point intermédiaire donne une heure de passage supplémentaire, utile aux coureurs et, on le verra, à leurs photos.
  3. Le temps de référence : temps officiel, temps réel ou les deux dans les résultats, conformément à votre règlement.
  4. Les départs en vagues : l'heure exacte de chaque vague doit figurer dans les données : c'est d'elle que partent les temps officiels de la vague.
  5. Le secours : ce qui est prévu si un tapis ou une puce ne détecte pas un coureur (relevé manuel, vidéo d'arrivée).
  6. Les résultats : délai de publication, page en ligne, et surtout un export du classement en CSV ou Excel, que vous pourrez transmettre à votre photographe.
  7. Les données personnelles : quelles informations le prestataire reçoit (nom, sexe, catégorie, club), combien de temps il les garde, où sont publiés les résultats.

Les résultats publiés sont des données personnelles des coureurs. La fiche d'auto-évaluation de la CNIL sur les échanges de données dans le sport amateur fait vérifier que les destinataires sont identifiés, que les personnes sont informées en amont, qu'elles savent pouvoir s'opposer à ces échanges sauf obligation légale, et que seules les informations strictement nécessaires sont transmises. Prévoyez donc une mention à l'inscription sur la publication des résultats et sur leur transmission au photographe.

L'heure de passage : ce qui relie le chrono et les photos

Chaque photo numérique enregistre l'heure de prise de vue dans ses données EXIF. Le chronométrage, lui, enregistre l'heure de passage de chaque coureur au départ, aux points intermédiaires et à l'arrivée. Mettez les deux côte à côte et vous obtenez un moyen de retrouver un coureur sur les photos sans lire son dossard.

Ce que voit le coureur sur la galerie

Quand votre photographe vend ses photos sur Paceshot, l'heure de prise de vue est lue automatiquement à l'import. Sur la galerie de la course, le coureur peut filtrer les photos par heure de passage, par tranches d'un quart d'heure (« entre 10 h 15 et 10 h 30 »), et parcourir les photos où aucun numéro n'a pu être lu, avec le filtre « Dossard illisible ». Cette méthode ne demande aucune analyse : il suffit que l'heure de l'appareil soit juste. Elle complète la recherche par numéro de dossard, qui reste la plus directe quand le dossard est lisible, et la recherche par selfie, que le photographe peut activer course par course (notre article sur la reconnaissance faciale et les photos de course en détaille le cadre).

Comment un coureur calcule son heure de passage

Les résultats donnent des temps écoulés, pas des heures. Le coureur fait le calcul : heure du départ de sa vague + temps à l'arrivée = heure d'arrivée, donc heure des photos prises sur la ligne. Pour un photographe placé sur le parcours, le temps au point intermédiaire le plus proche donne un ordre d'idée. Si le temps réel ne sert pas au classement, l'écart entre le coup de pistolet et le passage de la ligne de départ change peu de chose à l'échelle d'un quart d'heure.

Deux gestes de votre part facilitent ce calcul :

  • Publiez l'heure officielle de chaque départ dans les résultats ou dans l'e-mail d'après-course, à la minute.
  • Dites au photographe où sont les points intermédiaires. Un photographe posté juste après un tapis permet au coureur de partir d'un temps mesuré au même endroit, plutôt que d'une estimation.
Route en sous-bois avec un panneau 20 km, une horloge de course posée au bord de la chaussée et quelques coureurs qui s'éloignent
Point de chronométrage intermédiaire au 20e kilomètre d'un marathon, avec son tapis et son horloge — Photo : DS Pugh / Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

Une condition : la même heure partout

Un appareil photo qui avance de dix minutes range chaque coureur dans le mauvais quart d'heure. Avant le départ, demandez au photographe de régler l'heure de son ou de ses boîtiers sur la même référence que le chronométreur, et de vérifier l'heure du boîtier le matin de la course, surtout après un changement d'heure. S'il travaille avec plusieurs appareils ou plusieurs photographes, chaque boîtier doit être réglé. Un écart découvert après coup se corrige dans le logiciel du photographe avant l'import, pas après.

Le tableau suivant résume ce que chaque partie apporte.

DonnéeQui la produitÀ quoi elle sert pour les photos
Heure officielle de chaque départOrganisateur et chronométreurPoint de départ du calcul de l'heure de passage
Temps aux points intermédiaires et à l'arrivéeChronométreurSituer le coureur dans le bon quart d'heure de la galerie
Heure de prise de vue (EXIF)Appareil du photographeTri et filtre de la galerie par heure de passage
Classement (CSV ou Excel)Chronométreur, transmis par l'organisateurVersion souvenir : nom, temps officiel et classement sur la photo
Plage de numéros de dossard par courseOrganisateurRéglage de la lecture automatique des dossards

Le classement transmis au photographe : la version souvenir

Le classement sert aussi après la course. Votre photographe peut proposer une version souvenir : la photo achetée est livrée avec le logo de la course, le nom du coureur, son temps officiel, son classement, la distance, le dénivelé et le profil du parcours. Pour cela, il importe le classement (CSV ou Excel) et, s'il le souhaite, le tracé GPX. Le coureur voit un aperçu avant d'acheter. L'option s'active course par course, et c'est le photographe qui en fixe le prix.

Le lien entre la photo et la ligne du classement se fait par le numéro de dossard. Deux conséquences pour vous :

  • le classement doit contenir le bon numéro de dossard pour chaque coureur, y compris après les échanges de dossards de dernière minute ;
  • des dossards lisibles sur les photos rendent toute la chaîne plus fiable. Notre guide pour concevoir un dossard de course à pied personnalisé détaille la taille des chiffres, le contraste et les nombres à éviter.

Ne transmettez que les colonnes utiles à cet usage, dans le format que votre photographe vous indique, et mentionnez cette transmission dans l'information donnée aux coureurs à l'inscription. Prévoyez-le dans votre accord avec le photographe : notre trame de contrat de photographe événementiel liste les clauses sur les données et sur les délais.

Donnez-lui aussi la plage de numéros de chaque course (par exemple 1 à 400 pour le 10 km, 1001 à 1300 pour le semi). Il peut régler la lecture automatique des dossards course par course, avec une plage de numéros et des nombres à ignorer, comme l'année imprimée sur le dossard.

Annoncer les résultats et les photos ensemble

Les coureurs consultent leurs résultats le soir même ou le lendemain. C'est le bon moment pour leur donner le lien vers les photos. Dans l'e-mail ou la publication des résultats :

Votre photographe peut créer un lien court vers la galerie, qui compte ses clics, et programmer la mise en ligne de l'événement : les coureurs qui ont demandé à être prévenus reçoivent une alerte à l'ouverture. Il peut aussi vous ouvrir un espace de partage, où il dépose des photos sans filigrane pour votre communication et une réserve de photos HD offertes à distribuer en codes, par exemple aux podiums.

Questions fréquentes

Paceshot chronomètre-t-il les courses ?

Non. Paceshot est une boutique en ligne pour les photographes de sport. Le chronométrage reste confié à votre chronométreur ; le photographe peut ensuite utiliser le classement exporté pour la version souvenir, et l'heure de ses photos pour la recherche par heure de passage.

Faut-il un point de chronométrage intermédiaire pour que les coureurs retrouvent leurs photos ?

Non. La recherche par dossard fonctionne sans, et le coureur peut parcourir le quart d'heure qui correspond à son passage. Un point intermédiaire proche du photographe rend simplement l'estimation plus précise.

Temps officiel ou temps réel : lequel retenir pour le classement ?

Selon les règles techniques de World Athletics, le temps officiel part du coup de pistolet ; le temps réel peut être communiqué au coureur sans être officiel. Choisissez la règle de votre course, écrivez-la dans le règlement et affichez les deux temps dans les résultats si votre chronométreur les fournit.

Peut-on transmettre le classement au photographe ?

Oui, si les coureurs en sont informés à l'inscription et si vous ne transmettez que les informations nécessaires à l'usage prévu. Les résultats sont des données personnelles : la fiche d'auto-évaluation de la CNIL fait vérifier que chaque destinataire est identifié et que les personnes savent pouvoir s'opposer à ces échanges.

Ce qu'il faut retenir

  • Sur route et en trail, le chronométrage par transpondeur est reconnu par World Athletics, à condition d'être synchronisé avec le départ et doublé d'un système de secours.
  • Le temps officiel part du coup de pistolet ; précisez dans votre règlement le temps qui fait foi.
  • Une course chronométrée avec classement se déclare comme une compétition.
  • L'heure de passage relie le chrono aux photos : publiez l'heure de chaque départ et faites régler les appareils du photographe sur la même heure que le chronométreur.
  • Le classement exporté permet à votre photographe de proposer une version souvenir, avec le temps et le classement sur la photo.

Vous préparez le chronométrage de votre prochaine édition ? Montrez à votre photographe la page recherche par dossard, selfie et heure de passage, l'espace de partage pour les organisateurs et les modèles de rémunération entre organisateur et photographe, puis consultez ensemble la page tarifs. Pour choisir le modèle de prestation, l'article sur le tarif d'un photographe d'événement sportif compare les options.

Sources

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